Anne LENAERTS

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« Bouches »

 

32 empreintes de ma bouche fixées au mur de manière linéaire. Entre respirations, souffles et cris. Entre les lignes, échos silencieux. Le travail de moulage permet ce moment d’arrêt, de suspend où tout est retenu, contenu. Contraint par la prise et réduit à une unique bouche, quelque chose à échappé à mon visage. C’est là que j’ai tenté de préserver l’ambiguïté de sa lecture. Le vis-à-vis, l’identification, la distance, le rejet… peuvent opérer.

« Jaune »

 

Ce travail profite des déformations de la matière à la cuisson. Il est réalisé par coulage dans des moules en plâtre, d'une barbotine de porcelaine-fondant colorée dans la masse. Durant la cuisson la terre réagit comme un émail et fond. Les pièces se déforment et se soudent entre elles en s'écrasant l'une sur l'autre. A la fois prétexte, sujet même du travail et outil premier, la main comme objet d'étude. Que devient l'émail quand il prend forme, et puis la perd? Mise en place de conditions techniques.  Que devient l'objet quand le volume se perd? Laisser l'image se révéler.

 

 
« La main »

 

Empreintes et gestes fixés dans une quantité de terre constante (1,2Kg de porcelaine), par diverses personnes, puis répertoriés. Le moteur essentiel de ce travail était la relation qui s’opère entre le geste commun et la création. L’intérêt pour moi était d’y prendre part en établissant un énoncé qui permette à chacun d’expérimenter cette relation.


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