Maria ANDRÉ


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Je développe une pratique rituelle autour de matières avec lesquelles j’entame un travail de quête de gestes.

C’est un temps donné, un temps de mouvements charnels répétés à l’infini. Jusqu’à l’oubli. Jusqu’à ce que la main devienne savante.

Entre rapport de force et délicatesse d’une caresse.

J’explore la structure du tissage en relation avec la sculpture. Il faut percevoir et comprendre ce qu’un matériau peut faire, ce qu’il peut dire. Comment il s’amalgame ou se décompose entre les doigts.

Cette correspondance prend la forme d’une respiration mutuelle entre les mouvements du corps et les matériaux rencontrés.

La fibre, les sables, le métal sont pensés dans le prolongement de la main, à la fois comme des matériaux et comme des outils. Dans la construction de ce rituel, mon mode opératoire, je fabrique des supports, des outils, des structures pour accueillir et maîtriser ces matériaux aux manipulations infimes et illimitées. Comme des rivières qui cherchent leurs chemins.

Avec ces projets fertiles, je cherche à leurs donner corps, un ancrage, des racines.

Que reste-t-il à l’Homme comme champ libre, comme chemin d’aventure, qui puisse entretenir en lui une relation ancienne avec le vaste monde, vers des zones inconnues ?

Par ses pouvoirs immédiats d’extension et de continuité, la structure du tissage permet le passage du grand au petit, dans une ambiguïté d’échelle, pour ne dire de soi que ce qui se passe à l’intérieur.

Entre chair et âme. Entre réalité constituée et monde fictif.

Nous sommes invités à accepter le rêve, comme nous avons accepté l’univers.


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